Fait partie du guide EUDR
Guide filière · Cacao

EUDR et cacao : obligations pour les transformateurs et distributeurs

Le cacao fait partie des sept matières premières couvertes par l'EUDR (European Union Deforestation Regulation), appelée RDUE en français : le règlement (UE) 2023/1115 contre la déforestation et la dégradation des forêts. Concrètement, un transformateur ou un distributeur de produits cacaoyers doit démontrer que le produit mis sur le marché de l'Union européenne n'est pas issu de terres déboisées après le 31 décembre 2020 et qu'il a été produit conformément à la législation du pays d'origine. La vraie difficulté ne réside pas dans le texte, mais dans la chaîne amont : le cacao vient en majorité de petites exploitations, agrégées par des coopératives et des négociants, où l'information se perd à chaque maillon avant d'atteindre vos silos.

Gautier VeyssetPar Gautier VeyssetRédacteur spécialiste industrie chez Tracklab · LinkedInMis à jour le 6 oct. 2026Lecture 15 min16 sources citées

Ce guide aborde le périmètre produit, les obligations propres au transformateur et au distributeur, la remontée des données depuis les coopératives, la géolocalisation des petites parcelles, l'articulation avec les certifications du secteur et l'évaluation du risque par pays d'origine. Pour le cadre général, consultez notre guide complet sur le règlement EUDR.

En bref

QuestionRéponse courte
Le cacao est-il concerné ?Oui : c'est l'une des sept matières premières (bovins, cacao, café, palmier à huile, caoutchouc, soja, bois).
Quels produits ?Les codes du chapitre 18 : fèves, coques, pâte (liqueur), beurre, poudre et chocolat.
Quels rôles pour un transformateur / distributeur ?Opérateur en aval (produit déjà mis sur le marché de l'UE) ou opérateur s'il importe le premier.
Doit-il déposer sa propre déclaration ?En règle générale non (fin de la déclaration « en cascade »), mais traçabilité, récupération de la référence DDS amont et conservation 5 ans.
Le point le plus difficile ?Relier lot → parcelle dans une chaîne fragmentée entre petits producteurs, coopératives et négociants.
Géolocalisation ?≤ 4 ha : un point GPS peut suffire ; plus de 4 ha : polygone obligatoire.
Dates d'application ?30 décembre 2026 (cas général) ; 30 juin 2027 pour la plupart des micro et petites entreprises.

Périmètre : quels produits du cacao entrent dans le champ de l'EUDR ?

Le critère n'est pas le mot « cacao » dans une recette, mais le code douanier du produit, confronté à l'annexe I du règlement. Cette codification repose sur le système harmonisé (HS, Harmonized System) et se décline, au niveau européen, en nomenclature combinée (NC) à 8 chiffres. Travaillez donc au niveau du code NC avec vos équipes douane, pas seulement au code SH à 6 chiffres.

Les codes du chapitre 18 concernés

Code SHProduitExemples en industrie agroalimentaire
1801Fèves de cacao, entières ou brisées, brutes ou torréfiéesFèves vertes ou torréfiées pour la transformation
1802Coques, pellicules (enveloppes) et autres déchets de cacaoCoproduits, pellicules de fèves
1803Pâte (liqueur) de cacao, même dégraisséeMasse et liqueur de cacao pour couvertures et fourrages
1804Beurre, graisse et huile de cacaoBeurre de cacao pour chocolat et confiserie
1805Poudre de cacao, sans addition de sucre ou d'autres édulcorantsPoudres et ingrédients cacaoyers
1806Chocolat et autres préparations alimentaires contenant du cacaoTablettes, couvertures, poudres chocolatées, préparations, fourrages

Deux conséquences pratiques :

  1. Un produit transformé n'échappe pas au champ. Une tablette (1806), un enrobage ou une poudre chocolatée sont visés si le code figure à l'annexe I.
  2. Un produit peut contenir du cacao sans relever du chapitre 18 (par exemple un mélange classé ailleurs selon sa composition). Faites qualifier, référence par référence, avec la justification du classement écrite.
À retenir

l'EUDR n'oblige pas à connaître la composition au gramme, mais à savoir, pour chaque article vendu, s'il est couvert et à quel titre.

Pourquoi la traçabilité du cacao est plus difficile qu'ailleurs

Le cacao cumule plusieurs facteurs qui rendent la preuve documentaire plus exigeante que dans d'autres filières végétales.

Caractéristique de la filièreConséquence sur la traçabilitéPoint de vigilance
Production très parcellaire, majoritairement issue de petites exploitationsDes dizaines de milliers de parcelles à identifier pour un seul acheteurVolume de données à collecter et à contrôler
Chaîne à plusieurs étages : producteur → collecteur de village → coopérative → exportateur → importateur → transformateurLe lien lot → parcelle se fragmente à chaque reventeIdentifier qui détient la donnée à chaque maillon
Part significative de chaîne indirecte (cacao agrégé, non tracé à la parcelle)Certains volumes ne sont pas rattachables à une origine préciseSegmenter l'approvisionnement direct / indirect
Mélange en silos, entrepôts, cales de navires ou lors du conditionnementUn lot vendu peut agréger plusieurs originesDocumenter la méthode de traçabilité retenue
Identités producteurs hétérogènes (variantes de noms, absence de titre foncier formel)Difficulté à prouver l'identité et la légalitéRegistre producteurs / parcelles univoque
Risque de déforestation localisé, parfois à petite échelleLa détection satellitaire ne suffit pas seuleCroiser analyse d'image et données terrain

Ces constats ne condamnent pas la conformité, mais ils expliquent pourquoi la collecte amont constitue le chemin critique d'un projet EUDR cacao.

La chaîne du cacao, de la parcelle à l'UE

  1. ProducteursPetites exploitations, souvent sans relevé de parcelle
  2. Coopératives et collecteursRegroupement des fèves de nombreux producteurs
  3. Exportateurs et broyeursTransformation en masse, beurre, poudre
  4. Transformateurs et distributeurs UEMise sur le marché, diligence raisonnable, DDS
Agrégation des fèves en coopérativeGéolocalisation des petits producteursMélanges au broyage

Plus la chaîne est longue, plus la donnée d'origine doit être organisée tôt.

Obligations du transformateur : opérateur en aval ou opérateur ?

Pour un transformateur (chocolatier, fabricant de poudres, d'ingrédients), le régime dépend d'abord de sa position dans la chaîne.

Situation du transformateurStatut EUDRObligations principales
Achète des fèves ou des produits cacaoyers déjà mis sur le marché de l'UE par un opérateur amontOpérateur en avalPas de nouvelle déclaration de diligence raisonnée (DDS, Due Diligence Statement) en règle générale ; traçabilité amont/aval ; récupération et conservation de la référence DDS ; conservation 5 ans
Importe lui-même des fèves ou du chocolat depuis un pays tiers et les met pour la première fois sur le marché de l'UEOpérateurDiligence raisonnable complète (collecte, évaluation et atténuation du risque) + dépôt de la DDS
Transforme des produits importés par une autre entité du groupe hors UESelon l'entité qui met le produit sur le marchéDéterminer précisément qui est l'opérateur juridique

Trois points de méthode :

  • La simplification de 2025 a concentré la diligence sur l'opérateur qui met le produit pour la première fois sur le marché de l'UE. Un transformateur en aval ne refait plus la diligence « en cascade » - mais il ne peut pas pour autant ignorer l'origine.
  • La traçabilité reste due : savoir qui vous a livré quoi, et à qui vous l'avez revendu, avec les références correspondantes.
  • L'enregistrement dans le système d'information EUDR peut concerner les opérateurs en aval non-PME.

Obligations du distributeur et du négociant

Le distributeur (grossiste, négociant, enseigne) relève en principe du régime du commerçant (trader) : il met un produit à disposition sur le marché sans être à l'origine de sa première mise sur le marché.

Cas du distributeurStatutCe qu'il doit pouvoir faire
Revend un produit déjà mis sur le marché de l'UECommerçant / opérateur en avalIdentifier son fournisseur et le numéro de DDS applicable ; conserver les informations
Importe en direct depuis un pays tiersOpérateurDiligence raisonnable complète + DDS
Distributeur non-PMEEnregistrement possibleS'enregistrer dans le système d'information EUDR
Détecte un indice concret de non-conformitéTous rôlesVérifier, ne pas mettre le produit à disposition et signaler

Le réflexe utile : côté référence produit, rattacher systématiquement la référence DDS reçue de l'amont au lot et à la fiche article, et prévoir un contrôle de cohérence des volumes.

Remontée de l'information depuis les coopératives et les petits producteurs

Une coopérative ne transfère pas la responsabilité EUDR de l'opérateur : elle collecte et consolide l'information, mais la diligence et la déclaration incombent à l'acteur qui met le produit sur le marché. Le rôle opérationnel de la coopérative est néanmoins central.

Ce qu'il faut obtenir de la coopérative, producteur par producteur

  • Un registre producteurs / parcelles avec un identifiant unique par exploitation et par parcelle.
  • La superficie de chaque parcelle et sa géolocalisation au format attendu.
  • Le lien livraison → parcelle, pour reconstituer lot → origine.
  • Les éléments de légalité (documents du pays de production) et les informations utiles au risque de déforestation.
  • La traçabilité des cessions : qui a livré quoi, quand, en quelle quantité.

Méthode de collecte en cinq étapes

  1. Segmenter les coopératives et négociants par criticité (origine, volume, part indirecte, présence de risque forestier).
  2. Standardiser le formulaire et les formats - y compris le format géographique imposé.
  3. Outiller la collecte terrain : outils mobiles de relevé GPS, sensibilisation des producteurs, suivi de l'avancement des cartographies.
  4. Contrôler à réception : doublons, cohérence des coordonnées, plausibilité de la surface déclarée au regard des volumes livrés.
  5. Organiser le partage de données en respectant la réglementation applicable à la protection des données personnelles des producteurs, et en documentant les autorisations.

Certains dispositifs sectoriels facilitent cette remontée : programmes numériques de coopératives, systèmes de traçabilité nationaux mis en place dans les principaux pays producteurs, et outils portés par les référentiels de durabilité.

Géolocalisation des parcelles : le cas des petites exploitations

C'est le point le plus technique - et celui qui bloque le plus souvent les dossiers cacao, précisément parce que les parcelles sont petites. La méthode générale est détaillée dans notre guide géolocalisation des parcelles.

Situation de la parcelleGéolocalisation attendue
Plus de 4 hectaresPolygone décrivant le périmètre réel de la parcelle
4 hectares ou moinsUn point GPS (latitude/longitude à l'intérieur de la parcelle) peut suffire ; un polygone reste acceptable
Exploitant disposant de plusieurs parcellesChaque parcelle est géolocalisée, pas l'exploitation dans son ensemble

Précisions utiles pour la filière cacao :

  • Le seuil porte sur chaque parcelle, pas sur la surface totale des terres d'un producteur ni sur la taille de la coopérative.
  • Un point GPS peut donc souvent suffire dans le cacao - mais un polygone améliore la qualité de l'évaluation du risque et facilite la surveillance du couvert forestier. Beaucoup d'acheteurs choisissent de collecter le polygone par anticipation.
  • Les géométries doivent être exploitables : GeoJSON en WGS 84, coordonnées en degrés décimaux, ordre longitude puis latitude, anneau de polygone fermé, sans auto-intersection.
Chemin critique

cartographier des dizaines de milliers de petites parcelles prend du temps. Lancez cette collecte le plus tôt possible, en priorité sur les origines à risque et les chaînes indirectes.

« […] la géolocalisation de toutes les parcelles sur lesquelles ont été produits les produits de base en cause que contient le produit en cause, ou à partir desquels le produit en cause a été fabriqué, ainsi que la date ou la période de production […] »Règlement (UE) 2023/1115, article 9, paragraphe 1, point d) · texte consolidé, EUR-Lex

Programmes de durabilité et certifications cacao : apports et limites face à l'EUDR

Le cacao dispose d'un écosystème de programmes et de certifications déjà installés. Ils sont utiles, mais aucun ne remplace la diligence raisonnable ni ne prouve automatiquement la conformité EUDR.

DispositifCe qu'il apporteLimites face à l'EUDR
Cocoa & Forests Initiative (CFI)Cadre public-privé sur la déforestation et la restauration, avec des travaux de traçabilité à la parcelle en Côte d'Ivoire et au GhanaCouvre les chaînes suivies par les entreprises participantes ; la couverture et la qualité des données diffèrent entre chaîne directe et chaîne indirecte
Rainforest AllianceExigences additionnelles alignées sur l'EUDR (géolocalisation, légalité, date de référence), partage de données encadréLa conformité aux exigences additionnelles ne vaut pas conformité juridique EUDR ; le partage de données obéit à des règles propres
FairtradeParcours de préparation EUDR pour les coopératives, outils numériques de collecteReste un appui aux processus et aux producteurs, pas une preuve de conformité
Programmes entreprises (Cocoa Horizons, Cocoa Life, etc.)Traçabilité, accompagnement agronomique, cartographiePérimètres et méthodes hétérogènes selon les opérateurs

Pour les rapports de la Cocoa & Forests Initiative, voir la synthèse du World Cocoa Foundation.

La règle d'or de la réconciliation

Si vous cumulez plusieurs certifications ou programmes, réconciliez-les sur un socle unique : un même registre de parcelles, une même définition des identifiants, une même liste de lots. Sans ce socle, vous multipliez les preuves sans pouvoir démontrer la cohérence d'ensemble. Sur le fond, la logique est la même que pour toutes les filières : la certification est un élément d'évaluation du risque, pas un substitut à l'obligation.

Évaluation du risque fournisseur par pays d'origine

L'évaluation du risque n'est pas un score figé : elle croise risque pays, risque produit et risque fournisseur.

Classement pays (art. 29)Effet pour un acheteur de cacao
Risque faibleDiligence simplifiée possible si le produit provient exclusivement de ce pays, sans mélange avec d'autres origines
Risque standardDiligence raisonnable complète - situation de la plupart des origines cacaoyères
Risque élevéDiligence complète et contrôles renforcés

Le classement des pays est fixé par la Commission (règlement d'exécution (UE) 2025/1093) et peut être révisé : vérifiez la version en vigueur à la date de l'approvisionnement. La liste à jour figure sur la page de la Commission européenne.

Méthode en trois niveaux

  1. Pays d'origine : niveau de risque officiel, présence de forêts, prévalence de production illégale documentée.
  2. Région et parcelle : le risque de déforestation est hétérogène à l'intérieur d'un même pays - concentrez l'analyse sur les zones proches de forêts classées ou de réserves.
  3. Fournisseur et chaîne : complexité de la chaîne, part de chaîne indirecte, fiabilité et vérifiabilité des documents, risque de mélange, enjeux de droits fonciers.

Si un risque supérieur à négligeable subsiste, appliquez des mesures d'atténuation (demandes complémentaires, audit, substitution d'origine) ; sans résolution, le produit ne peut pas être mis sur le marché.

Les erreurs fréquentes dans un projet EUDR cacao

  1. Croire que transformer le cacao exonère. Le statut ne dépend pas du fait de transformer, mais de la première mise sur le marché de l'UE. Un transformateur qui importe est un opérateur.
  2. Penser qu'une certification suffit. Rainforest Alliance, Fairtrade ou un programme entreprise apportent des preuves, pas une conformité juridique.
  3. Oublier le chocolat et les produits transformés. Les codes 1806 et les ingrédients cacaoyers sont dans le champ.
  4. Accepter un point GPS pour une parcelle de plus de 4 hectares. Le polygone est alors obligatoire, et un point central avec rayon n'est pas un polygone.
  5. Découpler la géolocalisation du lot. Une coordonnée non reliée au lot acheté ne se transforme pas en preuve.
  6. Ignorer la chaîne indirecte et le mélange. C'est là que se logent les plus gros écarts entre volumes traçables et volumes achetés.
  7. Ne pas récupérer ni archiver la référence DDS amont. Sans elle, impossible de relier le produit à la diligence déjà effectuée.
  8. Négliger les données producteurs. Identifier et géolocaliser des personnes impose un cadre de partage documenté.
  9. Sous-estimer les délais de cartographie. La collecte des parcelles est le chemin critique, pas la rédaction de la procédure.

Checklist opérationnelle pour un transformateur ou un distributeur de cacao

  • Périmètre et rôles
  • Liste des références cacaoyères qualifiées par code NC face à l'annexe I (justification écrite conservée).
  • Rôle EUDR documenté par produit : opérateur, opérateur en aval ou commerçant.
  • Taille de l'entité vérifiée (impact sur la date applicable).
  • Données amont
  • Fournisseurs directs et indirects identifiés, segmentés par criticité.
  • Registre producteurs / parcelles avec identifiants uniques.
  • Géolocalisation collectée au format attendu ; polygone pour les parcelles de plus de 4 ha.
  • Lien traçable lot → parcelle d'origine, avec contrôle des volumes.
  • Preuves et conformité
  • Référence DDS amont récupérée et rattachée à chaque lot / article.
  • Gestion documentaire versionnée (validité, responsable, échéance).
  • Grille de risque appliquée (pays, région, fournisseur) et atténuations tracées.
  • Conservation garantie sur 5 ans.
  • Programmes et pilotage
  • Certification(s) réconciliée(s) sur un référentiel unique de parcelles et de lots.
  • Partage des données producteurs encadré et documenté.
  • Test « audit readiness » réalisé sur le produit cacaoyer le plus exposé (voir notre checklist audit).
  • Plan d'action daté jusqu'à l'échéance applicable.

Pour aller plus loin

Dans le cacao, la difficulté n'est pas de comprendre le règlement : c'est de faire tenir ensemble des données de parcelles hétérogènes, des lots agrégés et des preuves documentaires dispersées entre coopératives, négociants et systèmes internes.

Avec Tracklab

Tracklab est une plateforme de gestion centralisée des données fournisseurs et produits : elle centralise les informations amont, automatise la collecte documentaire, suit les échéances et exploite par IA les données contenues dans les documents. Elle n'est ni un ERP, ni un outil de veille réglementaire. Prochaine étape utile : partez du produit cacaoyer le plus exposé, reconstituez son dossier complet (parcelles, lots, référence DDS) et mesurez le temps nécessaire - c'est le meilleur indicateur de votre niveau de préparation.

Questions fréquentes

Cacao : vos questions.

Mon entreprise transforme du cacao acheté en Europe : suis-je concernée ?

Oui, généralement comme opérateur en aval. Vous ne déposez pas votre propre déclaration si le produit a déjà été mis sur le marché de l'UE par un opérateur, mais vous devez assurer la traçabilité, récupérer la référence DDS et conserver les informations. Si vous importez des fèves ou du chocolat en direct, vous devenez opérateur.

Le chocolat est-il couvert par l'EUDR ?

Oui. Le code 1806 (chocolat et autres préparations alimentaires contenant du cacao) figure à l'annexe I, comme les codes de fèves (1801), coques (1802), pâte/liqueur (1803), beurre (1804) et poudre (1805).

Faut-il un polygone pour les petites parcelles de cacao ?

Pour une parcelle de 4 hectares ou moins, un point GPS peut suffire. Au-delà de 4 hectares, un polygone décrivant le périmètre est exigé. Le seuil s'apprécie parcelle par parcelle.

Une certification Rainforest Alliance ou Fairtrade suffit-elle à prouver la conformité ?

Non. Ces dispositifs apportent des informations et des processus utiles, mais la diligence raisonnable et la déclaration incombent à l'opérateur qui met le produit sur le marché. Réconciliez les preuves issues des certifications avec vos propres données de parcelles et de lots.

Que faire si un fournisseur amont ne peut pas fournir la géolocalisation ou la référence DDS ?

Traitez la situation comme un risque non négligeable : déclenchez des mesures d'atténuation (demande complémentaire, appui à la collecte, audit, substitution d'origine) et, si le risque n'est pas résolu, n'engagez pas la mise à disposition du produit concerné.

Du silo à la parcelle : votre dossier cacao tient-il ?

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