Service managé · Réglementation

Conformité REACH : de la collecte documentaire à la preuve, article par article.

En bref

  • L'accompagnement conformité REACH porte sur cinq objets documentaires : les articles et leur découpage, les substances de la liste candidate (SVHC), les FDS et eSDS, les déclarations SCIP, et les preuves fournisseurs qui soutiennent l'ensemble.
  • Il s'adresse aux industriels qui doivent démontrer, article par article, qu'aucune SVHC ne dépasse 0,1 % m/m - ou que l'information due a bien été transmise au bon destinataire.
  • La mission se déroule en quatre phases : cadrage et périmètre, collecte fournisseurs, contrôle et qualification, pilotage récurrent. Chaque phase a ses livrables.
  • Tracklab n'est ni un ERP, ni un outil de production, ni un outil de veille réglementaire : c'est une plateforme qui centralise les données fournisseurs et produits, automatise la collecte documentaire et en extrait les données critiques.
  • Le certificat REACH n'existe pas comme acte officiel : ce que vous recevez est une déclaration ou une attestation REACH, dont la valeur dépend entièrement de ce qu'elle contient.

Ce que couvre l'accompagnement conformité REACH

Le règlement (CE) n° 1907/2006 est d'application directe en France : il ne se transpose pas, il s'applique (texte consolidé sur EUR-Lex, présentation du ministère de la Transition écologique). Quatre obligations se cumulent sans se remplacer : l'information dans la chaîne (article 33), la notification à l'ECHA (article 7.2), la déclaration SCIP et le respect des annexes XIV et XVII.

L'accompagnement couvre le périmètre documentaire qui permet de tenir ces obligations, puis de le prouver.

Les articles et leur découpage

Le seuil de 0,1 % masse/masse (m/m) s'apprécie par article, au sens de l'article 3, point 3, et non sur la masse du produit fini. Un assemblage industriel contient lui-même des articles : joints, visserie, câbles, cartes. La mission commence donc par un découpage écrit et justifié, avec la masse de chaque article. C'est la pièce que l'auditeur demande en premier.

Les SVHC et le seuil de 0,1 % m/m

La liste candidate compte 253 entrées depuis le 4 février 2026 et elle est révisée deux fois par an (liste officielle ECHA, synthèse INERIS). Chaque campagne de collecte est rattachée à une version datée de cette liste, avec des identifiants fiables : numéro CAS, numéro CE, nom de l'entrée. Une déclaration « sans SVHC » sans version de liste ne prouve rien.

Les FDS et eSDS

La fiche de données de sécurité est encadrée par l'annexe II ; la FDS étendue (eSDS) y ajoute des scénarios d'exposition. L'accompagnement vérifie la version, la rubrique 3 (composition), la rubrique 1.2 (usages identifiés) et la couverture réelle de vos conditions d'utilisation.

Article 7.2 et déclaration SCIP

La notification à l'ECHA suppose deux conditions cumulatives : SVHC au-delà de 0,1 % m/m et plus d'une tonne par an de cette substance dans les articles produits ou importés. SCIP, en revanche, s'applique sans seuil de tonnage, avant la mise sur le marché (base SCIP). Les deux démarches sont traitées séparément, avec leurs preuves propres.

Les preuves fournisseurs

Attestations structurées, FDS, dossiers SCIP, rapports d'analyse, échanges écrits : la valeur d'un dossier vient du croisement de sources indépendantes, et de leur datation.

Référentiels couverts

RéférentielCe qui est vérifiéPreuve attendue
Liste candidate SVHCPrésence > 0,1 % m/m par article, version de liste datéeAttestation structurée, fiche de calcul
Article 33Information transmise aux destinataires professionnels et aux consommateurs sous 45 joursModèle d'information, registre des demandes
Article 7.2Tonnage annuel de SVHC par producteur ou importateurÉvaluation de tonnage, notification ECHA
Annexe II (FDS / eSDS)Conformité du document, usages couvertsFDS versionnée, vérification des scénarios
Annexes XIV et XVIIAutorisation disponible ou condition de restriction respectéeDécision d'autorisation, preuve analytique
SCIPDossier déposé et cohérent avec les données internesNuméro de dossier, données article
AGEC (France)Information consommateur sur les produits concernésMention produit, date d'identification

Les quatre situations qui déclenchent un projet REACH

Un audit client ou une qualification fournisseur

Un donneur d'ordre demande votre dossier REACH dans un délai court. Le besoin n'est pas de « produire des documents », mais de retrouver, par référence, la preuve et sa date.

La mise sur le marché d'une nouvelle référence

Nouveau composant, nouveau fournisseur, nouveau pays d'importation : le découpage en articles et les données de composition doivent être posés avant la première livraison, pas après.

Une révision de la liste candidate

Deux révisions par an peuvent faire basculer un article déjà commercialisé en zone d'obligation. La question opérationnelle est simple : quelles références doivent être réinterrogées, et auprès de quels fournisseurs ?

Une demande d'un donneur d'ordre ou d'un client final

Questionnaire fournisseur, demande d'attestation, exigence de déclaration SCIP, sollicitation d'un consommateur au titre de l'article 33.2 : la réponse doit être exacte, sourcée et traçable.

Le déroulé de mission en quatre phases

Phase 1 - Cadrage et périmètre articles

Atelier de lancement avec les équipes Qualité, Achats et Réglementaire. Le périmètre est arrêté : familles de produits, marchés de destination, statut d'importation, criticité des fournisseurs.

Livrables : note de cadrage, arborescence des articles avec masses, liste des fournisseurs à solliciter, version de référence de la liste candidate.

Phase 2 - Collecte documentaire fournisseurs

Campagne structurée : questionnaire par type de fournisseur (articles, substances et mélanges), relances à échéances fixes, canal technique en complément du contact commercial. Chaque document reçu est rattaché à l'article concerné. La méthode reprend les principes d'une méthode de gestion des documents réglementaires.

Livrables : matrice de collecte, état d'avancement par fournisseur, bibliothèque documentaire centralisée et horodatée.

Phase 3 - Contrôle et qualification

Contrôle de cohérence : masse déclarée, concentration dans l'article, version de liste, cohérence entre attestation et FDS disponible, cohérence entre dossier SCIP et données internes. Les écarts sont qualifiés et priorisés par criticité.

Livrables : rapport d'écarts, fiches de calcul 0,1 % m/m par article, plan d'action avec responsables.

Phase 4 - Pilotage récurrent et preuves

Le référentiel devient un processus : revues planifiées à chaque révision de la liste candidate et des annexes, alertes sur les échéances, mise à jour au changement de fournisseur ou de formulation.

Livrables : tableau de bord d'échéances, calendrier de revue, dossier d'audit consolidé.

De la référence à la preuve REACH

  1. Base articlesRéférence, masse, découpage, fournisseur, statut d'importation
  2. Collecte fournisseursAttestations SVHC, FDS, eSDS, rattachées à l'article
  3. ContrôleConcentration, version de liste, cohérence FDS / attestation / SCIP
  4. Dossier d'auditPreuves datées, versionnées, exportables
Masse de l'article inconnueAttestation sans version de listeCalcul sur le produit fini

Chaque preuve REACH se rattache à un article : sans base articles, la collecte ne peut pas conclure.

Les livrables concrets

  • Registre articles / SVHC : une ligne par article, avec masse, substances identifiées, concentration, seuil calculé et statut de preuve.
  • Matrice de preuves : pour chaque article critique, les documents disponibles, leur date, leur source et leur niveau de fiabilité.
  • Tableau de bord des échéances : révisions de la liste candidate, validité des FDS, renouvellement des attestations, demandes consommateurs en cours.
  • Dossier d'audit : sélection ordonnée des preuves, avec la version de référentiel utilisée, exportable pour un client ou une autorité.

Ce que Tracklab n'est pas - et pourquoi cela compte dans le choix d'outil

Tracklab n'est ni un ERP, ni un outil de production ou de gestion des stocks, ni un outil de veille réglementaire. Ce positionnement n'est pas une nuance marketing : il détermine ce que vous pouvez attendre de l'outil.

  • Un ERP décrit des flux, des stocks et des coûts. Il ne lit pas une FDS de 90 pages, n'extrait pas un numéro CAS et ne rattache pas une attestation à un article.
  • Un outil de production pilote des ordres de fabrication. La conformité documentaire n'est pas son objet.
  • La veille réglementaire reste le rôle des sources officielles : ECHA, ministère, service national d'assistance REACH. Tracklab n'interprète pas la réglementation à votre place ; la plateforme structure et exploite les données que vos fournisseurs vous transmettent.

Ce que la plateforme fait : centraliser les données fournisseurs et produits, automatiser la collecte documentaire, rattacher chaque document à l'article concerné, extraire par IA les données critiques qu'il contient (masse, identifiants, concentration, dates, versions), suivre les échéances et conserver un historique opposable.

Choisir un logiciel REACH revient donc à trancher une question précise : l'outil travaille-t-il sur les documents, ou seulement sur des champs saisis à la main ? Un module « conformité » alimenté manuellement reproduit le problème qu'il prétend résoudre.

Certificat, attestation, déclaration REACH : ce que chaque document prouve

Aucun certificat REACH officiel n'est délivré par l'ECHA ou par la Commission européenne. Les documents que vous recevez relèvent de trois familles distinctes, et c'est cette distinction qui détermine leur valeur en audit.

DocumentCe qu'il prouveCe qu'il ne prouve pasÀ vérifier
Certificat de système (ISO 9001, ISO 14001, IATF)Qu'un système de management est en placeLa conformité d'une substance ou d'un articleLe périmètre du certificat, sa date, son organisme
Attestation REACH fournisseurQue le fournisseur déclare avoir vérifié ses articles au regard d'une version de listeL'exhaustivité de l'analyse, ni le respect de l'article 33 en avalArticle visé, masse, seuil, version de liste, date, signataire
Déclaration de conformité produitLe respect d'une exigence identifiée (restriction annexe XVII, cahier des charges client)Les autres obligations REACH, non citéesRéférentiel cité, méthode, limites de détection
Déclaration SCIPQu'un dossier a été déposé pour un article contenant une SVHC > 0,1 % m/mLa qualité de l'analyse de composition, ni l'information article 33Numéro de dossier, cohérence avec les données internes
Rapport d'analyse laboratoireLa concentration mesurée d'une substance dans un échantillonL'absence des autres substances, ni la représentativité d'un lotMéthode, limite de détection, échantillonnage

Trois réflexes en découlent : demander une attestation REACH structurée plutôt qu'un document générique ; refuser un certificat de système comme preuve REACH ; croiser au moins deux sources indépendantes pour chaque article critique.

Pour quels secteurs

  • Agroalimentaire : emballages, équipements, matériaux au contact des denrées, qui relèvent en outre de leur propre cadre (règlement (CE) n° 1935/2004).
  • Chimie : substances et mélanges, FDS et eSDS, suivi des annexes XIV et XVII (voir notre page secteur chimie : substances et mélanges).
  • Emballage : objets multi-matériaux où le découpage entre article et produit conditionne le résultat du calcul.
  • Cosmétique : packaging, applicateurs et accessoires, à traiter comme des articles distincts du contenu.
  • Industrie manufacturière : assemblages complexes, importations hors UE, exigences des donneurs d'ordre.

Dans tous ces secteurs, les fonctions concernées sont les mêmes : Qualité, Réglementaire, Achats, Supply Chain, RSE et DSI.

Passage à l'action

Trois éléments suffisent pour cadrer un premier échange : la liste des références mises sur le marché (avec les masses si elles sont disponibles), la dernière campagne de collecte et ses taux de réponse, et l'exigence précise d'un client ou d'un donneur d'ordre.

Pour approfondir les méthodes :

La prochaine étape est concrète : partez de vos dix articles les plus critiques et vérifiez, pour chacun, que la masse, la concentration et la version de liste sont documentées. Ce que vous ne pouvez pas retrouver en dix minutes est exactement le périmètre de la mission.

Questions fréquentes

Conformité REACH : vos questions.

Comment délimitez-vous la mission et son calendrier ?

Le périmètre est arrêté en phase 1 : nombre d'articles, familles de produits, nombre de fournisseurs à solliciter. Le calendrier se déduit de ces volumes et de votre prochaine échéance (audit, appel d'offres, révision de liste). Aucun engagement de résultat n'est pris sur les délais de réponse des fournisseurs, qui ne dépendent pas de nous.

Faut-il déjà disposer d'un référentiel articles ?

Non, mais il faut pouvoir fournir une liste de références et, si possible, les masses. La phase 1 sert précisément à construire ce référentiel lorsque les données sont dispersées entre ERP, fichiers Achats et plans.

Un certificat REACH fourni par nos fournisseurs suffit-il ?

Un certificat REACH n'existe pas en tant qu'acte officiel. Ce que vous recevez est une auto-déclaration. Elle devient exploitable si elle identifie l'article, la version de liste, le seuil appliqué, la date et le signataire - et si elle est croisée avec d'autres preuves sur les articles critiques.

Que se passe-t-il si des fournisseurs ne répondent pas ?

Une campagne sans relance écrite ne produit pas de preuve. Le processus prévoit des relances à échéances fixes, un contact technique en complément du commercial, et une traçabilité des non-réponses. Ces dernières deviennent un sujet documenté, arbitré avec les Achats, et non un angle mort.

L'outil remplace-t-il notre équipe réglementaire ?

Non. L'interprétation réglementaire, la décision de conformité et l'arbitrage des cas limites restent à vos équipes. La plateforme automatise la collecte, l'extraction des données et le suivi des échéances, ce qui libère du temps pour ces arbitrages.

Est-ce compatible avec nos outils existants ?

La plateforme s'ajoute à votre ERP ou à votre PLM sans s'y substituer : elle centralise les données fournisseurs et produits ainsi que les documents, et conserve les références de vos systèmes. Le sujet d'intégration est cadré en phase 1 avec la DSI.

Vos preuves REACH tiennent-elles article par article ?

En 30 minutes, nous faisons le point sur vos références, vos fournisseurs et les preuves qui manquent.

Ils nous font confiance

Une donnée fournisseur fiable, pilotée avec Tracklab.

Leurs équipes qualité et achats collectent, contrôlent et exploitent leurs données fournisseurs avec Tracklab.

150+

entreprises accompagnées

40 000+

fournisseurs référencés

70 000+

produits et ingrédients

Témoignage client · Bouvard
« Tracklab a supprimé les angles morts qui existaient dans notre suivi documentaire. Chaque document est analysé, chaque changement est détecté et chaque décision est traçable. Cela nous a permis de franchir un vrai cap en matière de professionnalisation et de crédibilité, notamment face aux auditeurs et aux clients. »
EVEllen V.Directrice Qualité Bouvard Pro
CyberVadis
Note d'excellence CyberVadis

Évaluation indépendante de notre dispositif de cybersécurité et de la protection des données confiées à Tracklab.

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