Fait partie du guide BRC
Service managé · BRCGS Packaging

Certification BRC Packaging : réussir votre certification BRCGS Packaging Materials.

La certification BRC Packaging désigne la certification au référentiel BRCGS Global Standard Packaging Materials, également recherché sous les termes de brc packaging materials ou de brc conditionnement : il s'agit du même standard, édité par BRCGS et reconnu internationalement pour les fabricants et transformateurs d'emballages.

Gautier VeyssetPar Gautier VeyssetRédacteur spécialiste industrie chez Tracklab · LinkedInMis à jour le 13 oct. 2026Lecture 11 min5 sources citées

Ce référentiel encadre la sécurité, la qualité, la légalité et la conformité produit d'un site de fabrication d'emballages, du référencement des matières premières jusqu'à l'expédition des produits finis. Il est le plus souvent exigé par les clients industriels de l'agroalimentaire, de la cosmétique et de la distribution.

Tracklab accompagne les sites dans cette démarche : cadrage du périmètre, analyse d'écart face au référentiel, structuration des preuves documentaires, préparation des équipes, audit à blanc et maintien de la certification dans le temps. Notre plateforme centralise les données fournisseurs et produits, automatise la collecte documentaire, suit les échéances et exploite les documents par IA (intelligence artificielle).

Tracklab n'est ni un organisme certificateur, ni un ERP : le certificat est délivré par un organisme accrédité, et la mission porte sur tout ce qui se prépare avant l'audit et se maintient après.

En bref : ce qu'il faut retenir

  • Le référentiel applicable est le BRCGS Packaging Materials Issue 7 ; les audits sont conduits selon cette version depuis le 28 avril 2025. Vérifiez toujours l'édition en vigueur auprès de votre organisme certificateur avant de préparer la visite.
  • Le périmètre couvre tous les types d'emballages : papier-carton, plastique, métal, verre, bois et matériaux complexes, avec une exigence modulée selon le risque hygiénique (élevé ou faible).
  • L'audit porte sur le site complet, de la réception des matières premières à l'expédition, et se déroule en général sur 1,5 à 2,5 jours d'audit sur site selon la taille du site et le nombre d'études HARA.
  • Les principales causes d'échec sont documentaires : déclarations de conformité incomplètes, composition des matériaux non tracée, preuves fournisseurs absentes ou échues.
  • La mission Tracklab produit un dossier de preuves structuré, un plan d'action priorisé et un pilotage des échéances documentaires - pas un simple accompagnement à la rédaction de procédures.

Le périmètre du référentiel BRCGS Packaging Materials

La norme BRC Packaging s'applique à l'ensemble des emballages et matériaux d'emballage destinés, directement ou indirectement, au contact de denrées alimentaires ou de produits sensibles. Elle est reconnue au niveau international et permet à un site de démontrer à ses clients la maîtrise de ses risques.

Types de matériaux couverts

Famille de matériauxExemples d'activités concernées
Papier et cartonCarton ondulé, carton plat, barquettes, étuis, fibres moulées
PlastiqueExtrusion, thermoformage, injection, films souples, complexes multicouches
MétalBoîtes, capsules, bombes aérosol, emballages métalliques rigides
VerreBouteilles, pots, flacons
Bois et matériaux diversPalettes, caisses, liège, matériaux composites
Matériaux complexesStructures multi-matériaux associant plusieurs supports

Le référentiel s'applique aussi aux activités connexes : impression, découpe, assemblage, collage, conditionnement secondaire et logistique intégrée lorsque ces opérations font partie du périmètre déclaré.

Quels sites sont concernés

Un site est concerné dès lors qu'il fabrique, transforme ou assemble des emballages destinés à des clients alimentaires ou sensibles, et que l'un de ces clients - ou un appel d'offres - exige la certification. Le périmètre de certification est déclaré site par site et doit décrire précisément :

  • les produits couverts, avec leurs usages prévus ;
  • les procédés réalisés sur site ;
  • les activités externalisées, qui restent à maîtriser même si elles ne sont pas certifiées ;
  • les éventuels produits exclus, dont l'exclusion est exceptionnelle, doit être validée en amont et les flux physiquement séparés.

Les industriels des secteurs de l'emballage trouveront un complément utile dans notre page consacrée aux enjeux du secteur de l'emballage.

Le lien avec le contact alimentaire

Le lien avec le contact alimentaire est central, mais il ne faut pas le confondre avec la conformité réglementaire. Le référentiel BRCGS évalue un système de management : hygiène, maîtrise des contaminations, traçabilité, maîtrise des fournisseurs, culture qualité et sécurité. Il ne remplace pas les obligations réglementaires applicables aux matériaux au contact des denrées alimentaires, notamment le règlement (CE) n° 1935/2004 et, pour les matières plastiques, le règlement (UE) n° 10/2011 et les bonnes pratiques de fabrication associées.

Autrement dit : un certificat BRCGS Packaging atteste qu'un site maîtrise ses procédés, mais ne prouve pas à lui seul qu'un emballage donné est conforme pour un usage alimentaire donné. Les deux preuves sont complémentaires et doivent être mobilisables en parallèle lors d'un audit ou d'une revue client.

Notre périmètre d'accompagnement

Tracklab intervient sur la préparation, la structuration et le maintien de la certification. Nous ne réalisons pas l'audit de certification et ne délivrons pas de certificat.

Notre périmètre d'accompagnement couvre :

  • Le cadrage du périmètre : définition des produits, procédés, activités externalisées et éventuelles exclusions à valider avec l'organisme certificateur.
  • L'analyse d'écart entre la situation documentaire et opérationnelle du site et les exigences du référentiel.
  • La structuration du référentiel documentaire : spécifications, déclarations de conformité, analyses de risques, preuves fournisseurs, procédures d'hygiène et de traçabilité.
  • La collecte et la fiabilisation des preuves auprès des fournisseurs de matières premières et de prestataires.
  • Le pilotage des échéances documentaires (validité des certificats, des analyses, des déclarations, des revues annuelles).
  • La préparation des équipes : sensibilisation, préparation aux entretiens d'audit, audit à blanc.
  • Le maintien après certification : mise à jour documentaire, gestion des changements, préparation de l'audit de renouvellement.

Cette mission est la déclinaison « emballages » de notre offre d'accompagnement à la certification BRC. Pour les sites qui doivent répondre simultanément à plusieurs référentiels clients, la logique de mutualisation des preuves est décrite dans notre contenu sur IFS et BRC Broker.

Le déroulé de la mission, étape par étape

Étape 1 - Cadrage et qualification du périmètre

Un premier échange permet de définir les sites, produits et procédés concernés, l'édition du référentiel visée et l'organisme certificateur retenu. Cette étape produit une note de cadrage qui servira de référence pour tout le reste de la mission.

Étape 2 - État des lieux documentaire et analyse d'écart

Nous passons en revue les preuves disponibles : spécifications, déclarations de conformité, fiches de données de sécurité, certificats fournisseurs, rapports d'essais, études HARA (analyse des dangers et évaluation des risques), procédures internes. Chaque exigence est confrontée à la réalité du site, avec un niveau de priorité.

Étape 3 - Plan d'action priorisé

L'analyse d'écart est traduite en plan d'action : actions documentaires, actions terrain, responsables, échéances. La priorisation distingue ce qui est bloquant à l'audit de ce qui peut être traité lors du cycle suivant.

Étape 4 - Structuration du référentiel documentaire

L'essentiel du travail consiste à rendre les preuves retrouvables, complètes et à jour. La plateforme Tracklab centralise les documents fournisseurs et produits, indexe leur contenu et permet de vérifier en quelques clics qu'une déclaration de conformité couvre bien le matériau concerné et le bon usage prévu.

Étape 5 - Audit à blanc et actions correctives

Un audit à blanc, conduit sur le même format qu'un audit réel (revue documentaire, entretiens, observation terrain), permet de tester la solidité du système et de corriger les derniers écarts. C'est l'étape qui révèle le plus souvent les incohérences entre ce qui est écrit et ce qui est fait.

Étape 6 - Jour J et suivi post-audit

Nous accompagnons le site pendant l'audit de certification, puis lors du traitement des écarts et de la préparation du cycle suivant. Le maintien se joue ensuite sur la régularité : traçabilité testée, revue annuelle des procédures de retrait et rappel, veille sur la validité des preuves fournisseurs.

Les livrables de la mission

LivrableContenuUsage
Note de cadragePérimètre, édition du référentiel, sites, exclusionsCadre contractuel et préparation de l'audit
Analyse d'écartÉcart par exigence, criticité, preuve manquantePriorisation des actions
Plan d'actionActions, responsables, délais, statutPilotage projet
Registre documentaire structuréSpécifications, déclarations, certificats, rapports d'essaisRéponse aux demandes d'auditeurs et de clients
Matrice de traçabilité et de compositionCorrespondance matériau / fournisseur / produit finiDémonstration de la maîtrise amont
Tableau de bord des échéancesValidité et renouvellementsPrévention des preuves échues
Dossier de preuves dit « kit audit »Documents attendus classés par exigenceFluidité de l'audit
Plan de maintienCalendrier, revues, responsabilitésPérennité de la certification

Ces livrables alimentent directement la gestion des documents de conformité et des certifications dans notre module conformité et certifications.

Les exigences documentaires propres au Packaging

Le référentiel est exigeant sur les preuves documentaires, souvent plus que sur la production elle-même. Voici les cinq blocs à maîtriser en priorité.

Les déclarations de conformité

Chaque matériau entrant doit être couvert par une déclaration de conformité adaptée à son usage prévu. Pour les matières plastiques, la déclaration écrite exigée aux stades autres que la vente au détail doit contenir les informations prévues par la réglementation, identifier l'opérateur qui l'établit, préciser les conditions d'utilisation et être tenue à jour en cas de modification substantielle. Les repères réglementaires français sont résumés par la DGCCRF.

Point de vigilance : une déclaration générique « matériau conforme » sans usage prévu, sans conditions d'emploi et sans version ne protège pas le site lors d'un audit.

Le contact alimentaire

Il faut pouvoir démontrer, pour chaque référence, si le contact alimentaire est direct ou indirect, quels types alimentaires sont concernés, dans quelles conditions de température et de durée. Les essais de migration ou les évaluations justificatives doivent être retrouvables à la référence, pas seulement à la famille de matériaux.

La composition des matériaux

La composition (couches, encres, adhésifs, additifs, encollages, matières recyclées) doit être connue et traçable jusqu'aux fournisseurs de rang 2 lorsque le risque le justifie. Cette exigence rejoint les obligations de transparence portées par la réglementation européenne sur les emballages : notre guide de conformité PPWR détaille ce que cela change pour les fabricants.

La traçabilité

La traçabilité doit être testée régulièrement, sur l'ensemble du flux - réception, stockage, transformation, expédition - et pas seulement sur les produits finis. Le référentiel attend une procédure de retrait et de rappel testée au moins une fois par an, avec relevé des résultats et des temps clés, puis exploitation des enseignements.

Les fournisseurs de matières premières

Le référencement fournisseur, l'évaluation initiale, le suivi des performances et surtout la validité des preuves (certificats, déclarations, analyses) constituent un point d'échec classique. Une preuve échue sur une matière première critique suffit à générer une non-conformité.

Les erreurs fréquentes qui font échouer un audit BRCGS Packaging

  1. Un périmètre flou. Produits, procédés et activités externalisées sont décrits de manière approximative, ou les exclusions ne sont pas validées avec l'organisme certificateur.
  2. Des preuves fournisseurs échues. Certificats ou déclarations périmés, sans suivi des échéances.
  3. Une déclaration de conformité non rattachée à un usage. Le document existe, mais il ne couvre pas le matériau ni l'application concernés.
  4. Une composition incomplète. La connaissance des couches, encres et adhésifs s'arrête au rang 1.
  5. Une traçabilité testée uniquement en salle. Le test amont-aval n'est pas réalisé ou n'est pas documenté.
  6. Un système écrit mais non appliqué. Les procédures existent, les relevés terrain sont absents : c'est l'écart le plus visible pendant l'observation.
  7. Une seule campagne d'audits internes par an. Le référentiel attend plusieurs audits internes répartis sur l'année, avec traitement et vérification des actions correctives.
  8. Une procédure de rappel jamais testée. L'absence de test annuel documenté et chiffré est systématiquement relevée.
  9. Des analyses de dangers non mises à jour. Toute évolution de matière, de procédé ou de fournisseur doit déclencher une revue.
  10. Une culture qualité et sécurité peu démontrable. La direction doit pouvoir expliquer ses objectifs, ses revues et la manière dont les remontées terrain sont traitées.

Passer à l'action

Trois actions concrètes permettent de démarrer sans attendre :

  1. Clarifier le périmètre. Listez les sites, produits, procédés et activités externalisées candidats à la certification, et identifiez les exclusions envisagées.
  2. Faire un état des lieux des preuves. Inventoriez les déclarations de conformité, certificats fournisseurs et rapports d'essais, en notant leur date de validité et l'usage qu'ils couvrent.
  3. Identifier les échéances à risque. Toute preuve expirant dans les six mois précédant l'audit doit être sécurisée en priorité.

La mission démarre par un échange de cadrage d'une heure, sur la base de la liste des références et de la documentation disponible. Elle permet de confirmer le périmètre, d'estimer la charge de préparation et de fixer la date d'audit réaliste.

Questions fréquentes

BRC Packaging : vos questions.

Qu'est-ce que la certification BRC Packaging, en une phrase ?

C'est la certification d'un site de fabrication d'emballages au référentiel BRCGS Global Standard Packaging Materials, qui atteste de la maîtrise de la sécurité, de la qualité et de la conformité produit par un système de management documenté et audité.

Combien de temps prend la préparation d'un premier audit ?

Cela dépend de la maturité documentaire du site, du nombre de références et du nombre d'études HARA. Sur un premier audit, la structuration des preuves fournisseurs et des analyses de dangers est presque toujours le poste le plus long.

Quelle différence entre BRC Packaging et BRC Food ?

Les deux référentiels partagent une logique de management de la sécurité et de la qualité, mais leurs exigences de procédé diffèrent. Un site qui fabrique des emballages relève du référentiel Packaging ; un site qui transforme des denrées alimentaires relève du référentiel BRCGS Food.

Le certificat BRCGS prouve-t-il la conformité au contact alimentaire ?

Non, pas à lui seul. Le certificat atteste de la maîtrise du système ; la conformité au contact alimentaire se démontre par ailleurs, référence par référence, via les déclarations de conformité et les justificatifs associés.

Que se passe-t-il en cas de note C ?

La note obtenue conditionne la fréquence de renouvellement. Une note C implique un cycle de recertification plus rapproché qu'une note AA, A ou B. Le suivi des actions correctives devient alors le point critique du cycle.

Tracklab est-il un organisme certificateur ?

Non. La mission d'accompagnement est assurée par Tracklab ; l'audit et la décision de certification relèvent d'un organisme accrédité, par exemple un organisme français reconnu comme LNE. Tracklab n'est pas non plus un ERP ni un outil de veille réglementaire : c'est une plateforme de centralisation des données fournisseurs et produits et d'automatisation documentaire.

Vos déclarations de conformité couvrent-elles chaque usage ?

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